Rencontre avec Sylvie Pélissier, artiste minutieuse et inspirée 

Sylvie Pélissier est une habituée des pages de TétrasLire. Sa première collaboration remonte au n°3 de la collection, avec un joli conte de Noël allemand, Le sapin aux mille feux… Depuis, elle a prêté ses pinceaux et ses aquarelles à de nombreux textes, toujours avec la même finesse et le même sens du détail.  

Sylvie Pélissier, qui êtes-vous ?

J’ai suivi des études d’art à l’école Penninghen à Paris.

J’ai travaillé par la suite sur des projets très variés, allant de l’illustration jeunesse à la peinture sur porcelaine, en passant par la décoration ou la restauration de tableaux. 

J’aime beaucoup découvrir de nouvelles techniques artistiques, c’est pourquoi je me suis formée tout au long de ma carrière à toutes sortes de techniques : peinture a fresco, dorure, dessin botanique, etc.

 

 

Sylvie Pélissier crée un décor pour TétrasLire n°60 HUMOUR
Sylvie Pélissier crée un décor pour TétrasLire n°60 HUMOUR

Parlez-nous de votre création en papier découpé pour le numéro Humour

Ce travail m’a beaucoup plu et replongée des années en arrière. En effet, j’avais monté, quand j’avais une quinzaine d’années, une pièce de théâtre avec mes frères et soeurs et nous avions donné une représentation devant toute la famille rassemblée pour l’été. Il s’agissait de Humulus le muet !

La technique du papier découpé, je l’utilise aussi depuis des années. Je ne compte pas le nombre de contes et d’histoires que j’ai créés en ombres chinoises, découpant pendant des heures carrosses, chevaux, princesses et fée Carabosse… J’étais heureuse de renouer avec cette technique qui exige minutie et inventivité.

 

Quels sont les particularités de cette technique par rapport à l’illustration traditionnelle ?

Il faut être attentive à la position des personnages, pour que leur pose soit à la fois très expressive et assez simple pour ne pas paraître étrange une fois découpée.

Les éléments de décoration et d’architecture doivent aussi être très soignés : la moindre irrégularité, le moindre manque de symétrie se repère tout de suite. Pour ces éléments, il faut aussi travailler sur la perspective : les meubles et les objets doivent paraître en relief alors qu’ils sont plats.

Enfin, il faut prévoir, au moment de la création du décor, la manière dont on va l’éclairer pour pouvoir le photographier correctement. Si on ne prévoit pas de faire entrer la lumière entre les différents plans, la scène sera très sombre, avec des ombres trop marquées…

Mais cette technique, avec ses plans successifs  et son côté théâtral, me semblait correspondre à l’esprit du numéro Humour.

L’aquarelle toujours !

L’aquarelle est ma technique de prédilection. C’est une technique merveilleuse qui permet des rendus très différents en fonction du papier qu’on utilise et surtout de la manière de peindre.

On pense souvent que l’aquarelle est uniquement adaptée à la peinture de paysage, avec un rendu impressionniste, mais on peut utiliser cette technique pour des dessins très minutieux et réalistes. Je l’utilise pour mes dessins botaniques, en la mouillant très peu : elle me permet de conjuguer un dessin très précis et des couches de couleurs superposées qui sont tout à fait adaptées au rendu des feuilles et des pétales.

C’est une technique très exigeante parce qu’on n’a pas le droit à l’erreur. L’aquarelle est une peinture transparente : il n’est pas possible de cacher une tache ou un défaut du dessin sous une couche supplémentaire de peinture. Tout se voit !

Retrouvez les numéros illustrés par Sylvie Pélissier dans la collection TétrasLire.

N°35. Jean Henri Fabre, La Science de l’Oncle Paul

N°26. George Sand, Ce que disent les fleurs

N°60. Louis de Carmontelle, Le Sourd, et Jean Anouilh, Humulus le muet

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