Illustration : Jacques Guillet pour le TétrasLire n°55 – Centurion

« J’aimerais mieux être le premier dans un modeste village que le second à Rome.»

Une jeunesse dorée 

Jules César, de son vrai nom Caïus Julius Caesar, est issu d’une famille patricienne, c’est-à-dire une ancienne famille de l’aristocratie romaine. Il reçoit une éducation complète : il apprend le latin, le grec, suit une solide formation militaire et également des cours de rhétorique, l’art de s’exprimer en public, qui est très important dans la culture romaine. Il entame ensuite ce que l’on appelle le cursus honorum, la carrière des honneurs : il enchaîne des postes de magistrat de plus en plus prestigieux au sein du gouvernement jusqu’à devenir consul, la plus haute fonction de la République romaine. Dans sa conquête du pouvoir, il forme un pacte secret d’entraide, le triumvirat, avec deux autres personnages en vue, Pompée et Crassus. 

Le pouvoir absolu 

Après avoir été consul, César obtient le gouvernement des provinces romaines en Gaule. Il entreprend alors de conquérir tous les territoires gaulois encore indépendants. Ses victoires le rendent très populaire à Rome, et il est couvert d’honneurs… mais il fait des jaloux, en particulier son ancien ami et allié, Pompée. Les deux hommes s’affrontent, et César retourne à Rome avec son armée : c’est la guerre civile. La victoire remportée, César règne sans conteste sur Rome et se fait nommer dictateur à vie. Il opère alors d’importantes réformes et prend de nombreuses mesures en faveur du peuple, en donnant par exemple des terres aux vétérans et aux pauvres. Il continue de parcourir le monde avec ses légions et de se distinguer par ses victoires éclatantes. Cependant, certains craignent qu’il tente de renverser la République pour se faire nommer roi : c’est pourquoi un complot se forme, et César est assassiné. Ironie du sort, c’est l’héritier de César qui fondera l’Empire romain et deviendra l’empereur Auguste…

À la conquête de la Gaule

Pendant six ans, entre 58 et 52 avant J.-C, César s’empare progressivement de tout le territoire de la Gaule, qui est divisée en une multitude de peuples indépendants. Tantôt il vient en aide à des peuples gaulois alliés de Rome, tantôt il réprime des révoltes de ceux qui cherchent à retrouver leur indépendance. Ses excursions le mènent jusque sur les territoires des redoutables Germains et sur les rivages de la mystérieuse île de Bretagne ; mais sa victoire la plus décisive est celle qu’il remporte à Alésia contre le chef arverne Vercingétorix, qui avait pris la tête de tous les peuples gaulois résistants… 

Jules César par Nicolas Coustou 1798 Le Louvre
Photo Marie-Lan Nguyen

Toute la vérité, rien que la vérité ? 

César narre dans le détail ses années passées en Gaule ; il puise dans les comptes-rendus qu’il envoyait chaque année au Sénat, dans les notes qu’il a prises dans son journal personnel, dans les rapports reçus de ses lieutenants. En lisant son récit, on découvre la brillante stratégie militaire de César et on en apprend aussi plus sur les coutumes et les institutions des peuples celtes. Cependant, le but de César est avant tout de se mettre en valeur : il espère bien revenir à la tête du pouvoir à Rome, et pour cela, il doit s’attirer les faveurs du peuple et apparaître comme un glorieux chef de guerre. Il n’hésite donc pas, parfois, à embellir un peu la réalité pour paraître plus à son avantage, à omettre certains détails gênants, même s’il ne ment pas directement. 

Dans Centurion, le TétrasLire n°55, découvrez un extrait du LIVRE I., La Campagne de l’an 696, la guerre des Helvètes et la guerre d’Arioviste (traduction Artaud, Paris, Garnier Frères, 1867). 

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