La Chute d’Icare par Henri Matisse : de la modernité des mythes grecs

Le mythe d’Icare

Plusieurs auteurs antiques rapportent le mythe d’Icare, mais la version la plus connue se trouve dans les Métamorphoses d’Ovide (VIII, 183-235). Nous vous en proposons une version raccourcie mais fidèle au texte latin. 

Henri Matisse, qui a la fin de sa vie poursuivit ses recherches jusqu’à l’épure, pour donner leur pleine force à la forme et à la couleur, ne pouvait que revenir à l’inspiration primordiale des mythes. Ainsi donne-t-il sa représentation d’Icare à travers une oeuvre en gouaches découpées, simplement accompagnée de cette mention en guise de titre : 

« Icare au cœur passionné, retombe du ciel étoilé. » 

Une représentation moderne

En 1945, Matisse est un homme malade, auquel les médecins ne cessent d’annoncer une mort imminente. ll subit une lourde intervention chirurgicale qui le laisse fatigué et handicapé, mais avec la conviction chevillée au corps qu’il est un miraculé. Décidé à profiter de cette seconde vie qui lui est donnée de surcroît, il reprend ses recherches artistiques, en composant avec son état de santé qui lui interdit de se lever. En 1947, il achève l’album Jazz, qui rassemble des planches de papiers gouachés et découpés. Cette nouvelle technique lui permet de travailler jusqu’à l’épure sur la forme et la couleur, qui devient lumière.

« Au lieu de dessiner le contour et d’y installer la couleur – l’un modifiant l’autre – je dessine directement dans la couleur qui est d’autant plus mesurée qu’elle n’est pas transposée. Cette simplification garantit une précision dans la réunion des deux moyens qui ne font plus qu’un », expliquait-il en 1951. 

Voici deux fiches pour lire le mythe et travailler sur l’œuvre de Matisse. Bien d’autres peintres ont donné leur représentation d’Icare, grisé par son vol et son ubris. En particulier, la version de Marc Chagall est intéressante à comparer à celle de Matisse.

Bonne étude !

LE MYTHE D’APRÈS OVIDE
ÉTUDE DE L’ŒUVRE

Vous allez aimer…

Right Menu Icon